Devenir peu à peu insubmersibles

Un voyage sur les flots de la vie à deux se vit au travers de phases et de cycles.

  • Des phases de fusion, opposition, indifférence, différence enrichissante, où à chaque fois l’un ou l’autre d’entre vous prend plus de place et importance. C’est  normal de pouvoir vivre ces phases, même si chaque couple est unique et traverse cela à sa façon, ou pas. : Pour passer du Toi + important que moi au Toi et moi en berne, au moi + important que toi, puis à la phase où chacun est important et nos différences peuvent nous enrichir.
  • Il y a aussi des cycles dans la vie d’un couple, des étapes. Avant même la vie à deux d’ailleurs il y a le départ de la maison des parents, puis la formation du couple, ensuite il y a l’arrivée des enfants avec des petits qui se mettent à prendre tout notre temps, toute la place de la maison et toute notre énergie. Puis l’entrée de l’aîné dans l’adolescence, le départ des enfants du nid, la retraite, qui accentue ce qui se vivait auparavant. Mieux comprendre et repérer ces cycles en thérapie de couple, ça peut aider à les anticiper, à dédramatiser et trouver normal quand ça arrive.
  • Dans une vie à deux il y a également des différences entre les hommes et les femmes. Dire qu’on est différents ce n’est pas dire qu’on est inégaux mais pas similaires, et que nos attentes se télescopent. Je pourrai vous faire imaginer chacun 5 besoins principaux que vous croyez que l’homme ou la femme a, vous verrez que ce sera très instructif de pouvoir les ordonner.
  • Enfin il y a aussi vos différences d’histoire entre vous, avec parfois, souvent même les fantômes du passé qui s’invitent. On cherchera si vos conflits ne sont pas le reflet d’un héritage invisible, ce que vous rejouez sans le savoir…

    Quel est le fantôme qui s’invite dans votre relation, à qui vous êtes loyal en souffrant ainsi, qui vous a appris à aimer, quel modèle de couple vous avez reçu ?

Toutes ces différences et étapes entraînent dans des danses relationnelles qu’une thérapie de couple permet d’éclairer et de sculpter, elles sont faciles et essentielles à comprendre.

  • Et parfois hélas, il y a même le naufrage de l’infidélité.

C’est une blessure profonde qui laisse des séquelles. Le conjoint trompé a besoin d’exprimer cette blessure, c’est important d’accepter son processus de deuil.

Par rapport à l’infidélité elle-même il n’y a pas de solution de ce qui a été. En revanche, si le couple peut considérer ce problème comme pouvant lui permettre de réfléchir ensemble sur ce qu’il dans la relation a pu le provoquer, cela peut donner du sens à un travail de thérapie de couple.

Car au-delà ce naufrage, vous pouvez devenir insubmersibles.

Au cœur de toutes ces péripéties, (et en dehors des cas pathologiques d’emprise ou de violences qui restent inacceptables) une question se pose :

La façon dont l’autre vous aime est-elle normale ? Comment font les autres qui fonctionnent autrement ?

La réponse est à la fois très simple et désirable : il n’y a pas une façon d’aimer.

La bonne façon, la meilleure façon d’aimer, c’est celle qui vous convient à tous les deux, avec votre histoire, vos blessures, vos rêves, vos envies, vos besoins, vos valeurs.

Pour traverser cela il n’y a donc qu’une façon : embarquer ensemble, garder un espace de tendresse, de parole, d’action commune ou personnelle pour mieux agir, interagir et évoluer au fil du temps. La seule constante de la vie et de l’amour reste finalement le changement, à l’image de la mer qui a ses vagues mais aussi et surtout son horizon, ses belles sensations, émotions, défis qui nous font sentir pleinement vivants.

 

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